18 novembre 2006

Châpitre 5

Mais  comment en étais-je arrivée là ? Pouvais-je trouver dans ma petite enfance, dans mon adolescence, dans ma vie de jeune femme  les explications aux raisons du déclenchement de cette effroyable maladie à l’age de l’épanouissement d’une femme : j’avais 41 ans lorsque ma vie bascula.

-Mes racines périgourdines.

« Nous aimons la terre qui nous a  vus naître. » E.Renan

Je suis née le 8 août 1948 dans un  petit  village au joli nom de Blanquefort sur Briolance, aux confins du Périgord noir, du Quercy, et du Haut–Agenais.

J’étais l’aînée d’une famille nombreuse, chose courante et banale  dans ces années d’après-guerre. Ma mère mit au monde cinq enfants en six ans, de 1948 à 1954 puis un petit dernier en 1960, le petit chouchou de la fratrie. Sans oublier les nombreuses fausses–couches provoquées ou non. «Ha,  si  l’on avait connu la pilule » s’exclamaient toujours mes parents….

bonaBonaguil.

.Ma mère est née Rabou-Bayle, dans une famille implantée là depuis des générations, dans le triangle merveilleux : Bonaguil, Monpazier, Villefranche-du-Périgord. Bonaguil, situé à sept kilomètres de Blanquefort, appartient au département du Lot et Garonne. C’était là qu’était née ma grand-mère maternelle, Berthe Bayle  alors  que le siècle avait trois ans,  dans une petite exploitation de sept hectares. Cette propriété, composée de méchantes terres emblavées ou viticoles, de taillis et de bois à champignons, était d’une dispersion parcellaire telle qu’il fallait des heures de marche pour se rendre d’un champ à l’autre. Mon aieulle ne devait pas manger à sa faim tous les jours. Mais ce qui me fascinait le plus, c’est qu’enfant elle passait ses loisirs à jouer dans les douves du château fort de Bonaguil considéré alors comme un tas de pierres. Béranger de Roquefeuil construisit cet énorme castel médiéval de 1480 à 1520, construction tout à fait «  anachronique, superbe et inutile » comme l’a si justement écrit Fernande Costes (« Bonaguil ou le château fou »).Il était contemporain des Châteaux de la Loire. Cette forteresse ne reçut  jamais le moindre obus mais fut décapitée sous la Révolution en tant que représentante du  pouvoir féodal. Elle est devenue un monument visité chaque année par des milliers de touristes venus du monde entier. (à suivre)

Posté par mcpasqua à 07:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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