14 novembre 2006

Chapître 4

plafondC’était horrible, d’autant plus que mes deux filles étaient alors près de moi. Elles étaient venues, l’aînée de Paris où elle avait repris des études d’Histoire de l’Art à la Sorbonne, la cadette de Rome où elle travaillait depuis 2 ans au théâtre  Eliseo au  sortir d’un D.E.S.S. de Sciences- économiques. J’étais très fière de mes filles, elles avaient obtenu leur bac scientifique ; elles jouaient toutes les  deux  du violon alto , l’une faisait du théâtre., l’autre était soprano , elles étaient jolies et je détestais l’image négative que je leur infligeais depuis des années. Car cela n’avait pas été facile pour elles non plus. Lors des premiers symptômes de la maladie Elsa avait quatorze ans, Rachel seulement onze. L’adolescence, période difficile, l’avait été doublement pour elles. Elles avaient connu des heures douloureuses, mais elles étaient là. Elles  allaient  revenir trois fois en un mois, lors de mon opération, Je pense aujourd’hui, avec du recul , que si elles ont quitté la maison l’une pour Paris, l’autre pour Rome ;c’est qu’elles avaient fui le foyer familial. La vision des souffrances perpétuelles d’une mère invalide, qui avait l‘aspect d’une vielle femme rabougrie,  prostrée, le regard vide, incapable de communiquer avec son entourage les effrayaient. Elles étaient trop jeunes. Elles ont cherché à  se préserver

J’ai pu compter sur le soutien total de mon mari pendant ces nombreuses  années de  calvaire. Sa

présence, son dévouement, ses preuves  d’amour  et de fidélité ne se sont jamais démentis. Tout le monde me disait : « Tu es bien entourée » Cela m’a beaucoup servi, et permis de survivre en attendant l’opération. L’intervention durait entre 8 heures et 15 heures  selon les cas. Le professeur R a insisté sur la dureté de l’épreuve. Le moment le plus éprouvant, d’après les patients qui avaient subi ce type d’intervention, c’était l’ouverture de la boite crânienne…^Dans le crâne, seul le cuir chevelu  est sensible. Après l’avoir anesthésié, on atteignait le cerveau en perforant le crâne avec une vrille .Le sujet devait demeurer constamment conscient,  afin de guider les neurologues. J’étais prête à tout endurer. Rappel des faits à l’aide de  mon dossier médical. (A suivre)

Posté par mcpasqua à 22:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Chapître 4

Nouveau commentaire