07 octobre 2006

Chapitre 3

- Rétablir la sécrétion de dopamine.

Le but du traitement de cette pathologie est de remplacer la dopamine manquante chez le malade, par un procédé de substitution. Mais dans la maladie de  Parkinson, on n’administre pas directement  la  molécule qui ne peut pénétrer dans le cerveau mais un précurseur de la dopamine ; la L- Dopa, substance qui, elle, va pouvoir entrer à l’intérieur du cerveau et s’y transformer normalement en dopamine.   Les années 70 ont constitué une véritable révolution car c’est la première fois qu’on parvenait à traiter les symptômes d’une maladie neurologique. Mais les effets  secondaires après plusieurs années d’administration sont des complications motrices (perte transitoire d’efficacité pendant la journée) et des  dyskinésies (mouvements excessifs et désordonnés devenant à la longue très douloureux)

-Traitement de la maladie de Parkinson par stimulation cérébrale profonde.

Il s’agit de l’opération que j’allais subir. Mon état général devenu catastrophique et les douleurs physiques perpétuellement insupportables, laissaient mon entourage totalement démuni. En 2001, je pesais encore 48 Kg et arrivais à l’aide d’une médication très lourde à «  marcher » 1 à 2 heures par jour (avec l’assistance d’une aide à domicile, ou de mon mari), à me maquiller quotidiennement, même si cela me prenait deux bonnes heures (j’ai toujours été très coquette, et ne me suis jamais négligée) à sortir si mes forces me le permettaient, faire du shopping, aller au cinéma ou plus rarement au restaurant. J’avoue que j’étais souvent gênée par le regard d’autrui qui se pose sur tout ce qui est hors norme et quelque part le dérange. Mais je me refusais à vivre cloîtrée.  Je m’efforçais, mais à quel prix, à ce que la maladie ne me dicte sa loi. J’essayais de l’amadouer .Je lui récitais du  Baudelaire ;

« Sois sage, ô ma douleur et tiens toi plus tranquille

Tu réclamais le soir, il descend, le voici 

Une atmosphère obscure enveloppe la ville

Aux uns portant le calme,  aux autres le souci. »

Il ne m’apportait qcep_redue  le souci et la souffrance. Lorsque  le professeur R. me signifia les grandes lignes de l’intervention chirurgicale, il commença par ce qui lui paraissait le plus traumatisant pour une femme de 54 ans : « On va vous raser la tête ». « Cela m’est égal, répliquais-je, je ressemblerai aux femmes que l’on a tondues à la Libération ». Mais lorsque le jour fatidique fut  arrivé, je pesais 40 Kg, et celle que je vis dans le miroir, le crâne rasé, me fit penser aux rescapés des camps de la mort. (à suivre)

Posté par mcpasqua à 04:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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